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	<title>Ludovin</title>
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		<title>Au château Cheval Blanc, du vin et des idées</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Dec 2025 11:04:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[ludovin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Stéphane Reynaud Château Cheval Blanc deepix studio La propriété de Saint-Émilion tend vers l’excellence œnologique en associant technologies high-tech et procédés ancestraux. Explications Il y a des arbres et de grosses poules rousses dans la vigne. Ce n’est pas si banal dans un paysage vinicole uniforme, encore marqué par un souci de rentabilité maximal. Saint-Émilion sort juste d’une &#8230;]]></description>
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<div>Par <a href="https://www.lefigaro.fr/auteur/stephane-reynaud" rel="author">Stéphane Reynaud</a></div>
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<li><img alt="Château Cheval Blanc" width="2500" height="1666" />Château Cheval Blanc deepix studio</li>
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<p>La propriété de Saint-Émilion tend vers l’excellence œnologique en associant technologies high-tech et procédés ancestraux. Explications</p>
<div id="fig-a11y-skip-main-pave_atf"></div>
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<p>Il y a des arbres et de grosses poules rousses dans la vigne. Ce n’est pas si banal dans un paysage vinicole uniforme, encore marqué par un souci de rentabilité maximal. <a href="https://avis-vin.lefigaro.fr/connaitre-deguster/tout-savoir-sur-le-vin/guide-des-regions-et-des-appellations/bordeaux/rive-droite/appellation-saint-emilion" target="_blank" rel="noopener">Saint-Émilion</a> sort juste d’une longue période où chaque nouveau mètre carré planté était une promesse de profits conséquents. Tant pis pour les haies, les clairières et leur faune. Profitant d’une demande mondiale toujours croissante, les grandes marques de l’appellation ont connu plusieurs décennies de prospérité. Les temps changent, le marché est moins florissant, mais le panorama de monoculture reste.</p>
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<p><a href="https://avis-vin.lefigaro.fr/vins-champagne/bordeaux/rive-droite/d20568-chateau-cheval-blanc" target="_blank" rel="noopener">Cheval blanc</a> compte parmi les rares domaines de l’appellation, tels <a href="https://avis-vin.lefigaro.fr/vins-champagne/bordeaux/rive-droite/d20569-chateau-figeac" target="_blank" rel="noopener">Figeac</a>, <a href="https://avis-vin.lefigaro.fr/vins-champagne/bordeaux/rive-droite/d16387-chateau-angelus" target="_blank" rel="noopener">Angélus</a>, <a href="https://avis-vin.lefigaro.fr/vins-champagne/bordeaux/rive-droite/d14891-chateau-fonplegade" target="_blank" rel="noopener">Fonplégade</a> et quelques autres qui ont préservé leur environnement et ont fait revivre leur terre. C’est une des rares oasis de ce vignoble. Mais le domaine revient de loin. Ici aussi, sous l’effet conjugué des passages à répétition des tracteurs qui tassent les sols, de l’action des produits phytosanitaires qui anéantissent toute vie souterraine, le sol était devenu plus dur que le béton. Quand il pleuvait, l’eau ruisselait sur une terre sans vie. Désormais, l’agriculture bio est de rigueur, les équipes ont aéré les sols avec des couverts, des haies sont réapparues. La nature a recolonisé ces espaces, les oiseaux sont revenus. <em>«Avec la diversité qui revient, les maladies se font plus rares»,</em> explique Nicolas Corporandy, le chef de culture du domaine.</p>
<p><a href="https://avis-vin.lefigaro.fr/economie-du-vin/au-chateau-cheval-blanc-du-vin-et-des-idees-20251224#fig-a11y-skip-main-inarticle"><br />
</a></p>
<div id="fig-a11y-skip-main-inarticle"></div>
<h2 id="subhead-723cc730-16ff-4a2c-b70e-a909319fa0f5">50 tonnes de légumes par an</h2>
<p>L’équipe a préféré planter des pieds de vigne de qualité, greffés selon des procédés fiables. Tant pis s’ils sont plus chers que les clones dont l’espérance de vie ne dépasse pas 20 ans. Les techniques de taille ont été affinées pour éviter les maladies du bois. Le personnel a été responsabilisé sur chacune des différentes étapes culturales, de l’épamprage jusqu’aux vendanges. Chaque vigneron est responsable de 20 000 à 25 000 pieds. Au-delà du travail viticole, le domaine s’est lancé dans un projet maraîcher à La Tour du Pin Figeac, la propriété voisine acquise en 2022, et produit désormais 50 tonnes de légumes par an. De quoi alimenter les cuisines du château, proposer des paniers au personnel, vendre sur les marchés alentour. Sur ce point précis, l’équipe s’est inspirée de l’expérience du Canadien Jean-Martin Fortier, un expert de l’agriculture bio-intensive invité sur place pour partager son savoir-faire.</p>
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<div><img alt="Au château Cheval Blanc, du vin et des idées" width="2500" height="1667" />Le Cuvier de Château Cheval Blanc Deepix studio</div>
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<h2 id="subhead-8da53ec5-84fe-4505-b1e1-1aac011758b1">Le high-tech et le low tech service du vin</h2>
<p>La propriété acquise par Bernard Arnault et Albert Frère en 1998 est-elle nostalgique d’un passé agricole lointain ? Pas vraiment. Pierre-Olivier Clouet, le directeur général de Cheval Blanc, sait tirer le meilleur des techniques ancestrales qui ont fait leur preuve comme des technologies les plus en pointe. <em>«High-tech ou low tech ? Il faut les deux, </em>dit-il.<em> En réalité, le monde agricole est tellement complexe qu’on ne saura pas faire sans un peu de haute technologie. Je pense que, pour monitorer, mesurer, pour faire des vins plus nets, plus purs, plus droits, nous avons besoin d’un certain nombre d’outils de mesure, dont certains seront issus de l’intelligence artificielle.»</em></p>
<p>Il peut s’agir d’un système de captation du suivi des trajets de sève dans le pied qui donne des indicateurs pour savoir si la plante stresse ou pas. Cela peut correspondre à un système de sondes de température connectées qui donnent la température à 10 cm, 50 cm, 1,10 m de hauteur. Autant de technologies qui aident à mieux comprendre les pratiques agricoles. <em>«La high-tech, pour nous, c’est essentiellement de l’acquisition de données pour comprendre la bataille a posteriori et ensuite pour mieux nous adapter à un épisode météorologique similaire à ce que nous avons déjà connu. On accumule les données et on mesure les progrès avec la haute technologie. Parfois, cela nous permet de revenir sur certaines idées que nous nous faisons. Par exemple, nous pouvons avoir l’impression que notre raisin est plus concentré que les autres années, mais en vérifiant les data sur quarante ans, nous nous apercevons que c’est tout le contraire.»</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’utilisation de techniques et de procédés low tech, en revanche, correspond à d’autres besoins : <em>«De mon point de vue, il s’agit du recours au vivant pour fabriquer ce dont nous avons besoin.»</em> L’agroforesterie est un premier exemple. <em>«Si nous plantons des arbres, cela va générer de l’ombre, une meilleure captation de la ressource en eau. Cela va attirer des oiseaux et des chauves-souris qui vont manger tes vers de grappe et qui vont faire baisser ta pression parasitaire. Quant aux couverts végétaux, à base de graminées et de légumineuses, ils vont fabriquer de la matière organique à notre place. Au lieu d’acheter des sacs d’engrais NPK </em>(azote, phosphore et potassium, NDLR) <em>qui sortent d’usines de pétrochimie, nous allons utiliser la fiente des poules. Les couverts végétaux vont participer à enfouir la matière organique. Le vivant et la diversité vont apporter un service low tech à notre agriculture. Mais il est mesurable et quantifiable grâce à des technologies high-tech. Pendant longtemps, on a dit à l’agriculteur que, s’il voulait telle charge de biomasse à l’hectare, il fallait qu’il ajoute tant d’unités d’azote, tant d’unités de potassium, tant d’unités de phosphore ; on lui a dit qu’il fallait acheter tel ou tel engrais. Mais nous, aujourd’hui, nous nous disons que nous pouvons parvenir au même résultat avec des légumineuses mélangées avec un peu de seigle, un peu de radis.»</em> Le vivant, s’est ainsi substitué à la chimie.</p>
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<div><img alt="" width="2500" height="1667" />Château Cheval Blanc Deepix Studio</div>
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<p><em>«Une autre chose dont nous avons le plus besoin, qu’il ne faut surtout pas négliger, est le nez de l’homme. Des décisions fondamentales restent prises grâce au nez. Est-ce que c’est bien d’utiliser tel ou tel type de barrique ? Est-ce que c’est bien de soutirer à tel ou tel moment ? Est-ce que la dose d’oxygène qu’on apporte pendant un remontage est bonne ou pas ? Pour répondre à ces questions, nous organisons une dégustation, nous réunissons l’équipe technique dans une pièce et nous voyons ce qu’elle préfère. Il s’agit de garder des instincts basés sur l’émotion, le ressenti. L’instinct nous dit certaines choses qu’un capteur ne nous dira jamais.»</em> L’œil, lui aussi, est mis en avant. Le domaine ne recourt pas au tri optique. «<em>Quand un raisin rentre dans le cuvier, il a déjà été observé 38 fois par un œil humain. Donc le tri optique à la machine n’est pas un sujet. La précision, on l’obtient par la qualité du travail agricole. Écarter un grain à 14° au lieu d’un grain à 13°, est-ce intéressant ?» </em>Château Cheval Blanc combine ainsi en permanence technologies de pointe, savoir-faire ancestraux et recours aux sens. Et Pierre-Olivier Clouet de conclure : <em>«Il y a un danger très fort à aller trop dans un sens ou dans l’autre. En réalité, il faut toujours rechercher l’équilibre.»</em></p>
<p><em> </em></p>
</div>
</article>
<div></div>
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		<title>Que boire avec la truffe noire ?</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Dec 2025 10:59:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[ludovin]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Enrico Bernardo Le 13 décembre 2023 à 15h59 Que boire avec la truffe noire ? On se tournera toujours vers des vins matures, issus de beaux terroirs, afin de répondre à la puissance aromatique du champignon   La truffe noire, d’où vient-elle et quelle est sa saison ? Vous avez dit truffe ? Mais laquelle ? On recense plus de &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div>
<div>Par Enrico Bernardo</p>
<div>Le 13 décembre 2023 à 15h59</div>
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<div><img alt="Que boire avec la truffe noire ?" width="1300" height="660" /></div>
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<p>Que boire avec la truffe noire ? On se tournera toujours vers des vins matures, issus de beaux terroirs, afin de répondre à la puissance aromatique du champignon</p>
<p><a href="https://avis-vin.lefigaro.fr/connaitre-deguster/o35157-accord-mets-vins-que-boire-avec-la-truffe-noire#fig-a11y-skip-main-native_atf"><span style="color: #333333"> </span></a></p>
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<h2>La truffe noire, d’où vient-elle et quelle est sa saison ?</h2>
<p>Vous avez dit truffe ? Mais laquelle ? On recense plus de 100 variétés de ce champignon. Une seule chose est sûre, les gastronomes n&rsquo;en reconnaissent vraiment que deux, d&rsquo;ailleurs très différentes d&rsquo;arômes et de saveurs : la blanche (tuber magnatum), qui s&rsquo;épanouit d&rsquo;octobre à janvier en Italie, dans la région d&rsquo;Alba ; et la noire (tuber melanosporum) qui se récolte de la mi-décembre à la mi-mars dans toute l&rsquo;Europe du Sud (Espagne, Italie, Croatie). Et chez nous, dans le Périgord et le Quercy (de moins en moins), ainsi que dans le Var et surtout le Vaucluse (de plus en plus). Contrairement à beaucoup d&rsquo;autres végétaux, la variété de la truffe compte bien plus que sa provenance. Ainsi la tuber indicum, dite «truffe chinoise» parce qu&rsquo;on la trouve au pied de l&rsquo;Himalaya, ressemble à s&rsquo;y méprendre à la melanosporum mais ne présente pas le moindre intérêt organoleptique. Cependant, son importation est autorisée pour décorer les charcuteries.</p>
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<h2>La messe des truffes</h2>
<p>Chaque troisième dimanche de janvier la «messe des truffes» chantée en provençal rassemble à Richerenches (où se tient chaque samedi matin le principal marché de la région) «rabassiers» et trufficulteurs sous l&rsquo;égide de leur confrérie en tenue d&rsquo;apparat. Les professionnels se doivent d&rsquo;offrir en obole&#8230; une truffe noire, et le produit de la quête est vendu aux enchères au profit des oeuvres de la paroisse.</p>
<p><a href="https://avis-vin.lefigaro.fr/connaitre-deguster/o35157-accord-mets-vins-que-boire-avec-la-truffe-noire#fig-a11y-skip-main-inarticle"><br />
</a></p>
<h2>Quels vins rouges avec la truffe noire ?</h2>
<p>La melanosporum se marie avec une infinité de mets très divers, de l&rsquo;oeuf au risotto, du foie gras à la coquille Saint-Jacques, des viandes blanches aux viandes rouges&#8230; Bien évidemment, cette diversité engendrera des choix très différents au moment de décider d&rsquo;une bouteille, mais on se tournera toujours vers des vins matures, issus de beaux terroirs, afin de répondre à la puissance aromatique du champignon. Lorsqu&rsquo;elle sera consommée pour elle-même (en chausson, en croûte de sel, en sandwich façon Michel Rostang&#8230;) ou avec une viande rouge, on lui offrira évidemment un rouge, par exemple un beau pomerol à maturité comme le Château Gazin : au nez, il évoque la confiture de fruits rouges (cerise), les épices (poivre noir), les sous-bois (truffe, cèpe, humus) ; en bouche, on apprécie son gras, sa tendreté, ses tanins mûrs, sa finale délicate et caressante.</p>
<p>Plus au Sud, on peut aller chercher un Madiran assagi et affiné par le travail du temps. Celui d’Alain Brumont au <a href="https://avis-vin.lefigaro.fr/vins-champagne/sud-ouest/piemont-pyreneen/madiran/d113480-chateau-bouscasse" target="_blank" rel="noopener">Château Bouscassé</a>, après une vingtaine d’années de religieux sommeil, affichera un profil un complexe de notes fumées de tabac blond, de fleurs séchées et une matière fondue, sous laquelle s’exprime un fruit encore plein de vie. Un grand vin pour répondre avec élégance à la truffe noire.</p>
<h2>Quels vins blancs pour la truffe noire ?</h2>
<p>Si elle escorte des poissons, des viandes blanches ou des préparations à la crème, on choisira plutôt un blanc bien charpenté comme le Meursault Premier Cru Charmes du Domaine Roulot. Parce que, derrière des arômes de grillé et de fumé, on retrouve chez lui aussi des notes de truffe, avec des pointes de brioche et d&rsquo;abricot. En bouche, le gras et la richesse aromatique résistent bien à la truffe, tandis que les complexités respectives s&rsquo;épousent idéalement.</p>
<p>Outre les vieux bourgognes blancs, d’autres vins blancs peuvent développer avec l’âge des arômes de truffes. Dans le Jurançon, dans la Vallée de la Loire, mais aussi dans le Rhône Septentrional… On peut citer par exemple le domaine Camin Larredya dans le Jurançon, et sa cuvée Costa Blanca qu’on se privera de déguster dans sa prime jeunesse pour mieux embrasser sa splendeur après quelques d’années. Son parfum suave et exotique se mêlera à des notes plus profondes, terreuses, prolongées par de longs amers, pour une alliance des plus exquises avec la truffe noire. On trouvera aussi notre bonheur à Savennières, à la Coulée de Serrant de Nicolas Joly – que l’on ne présente plus. Après la fougue et la puissance des premières années de garde, le vin s’étirera sur une matière dense, enveloppée de notes d’amande amère, délicatement truffées. Du côté d’Hermitage, les <a href="https://avis-vin.lefigaro.fr/vins-champagne/vallee-du-rhone/nord-septentrional/hermitage-ou-ermitage/d18719-marc-sorrel/v18722-marc-sorrel-hermitage-les-rocoules/vin-blanc" target="_blank" rel="noopener">Rocoules de Marc Sorrel</a>, l’une des plus belles parcelles de l’appellation, s’épanchera au fil du temps sur des notes de cire d’abeille, de beurre et de truffe fraiche, idéal pour accompagner une sauce à la truffe.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="fig-a11y-skip-main-inarticle_mtf"></div>
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		<title>On a goûté le Bushmills 46 ans d’âge, le plus vieux single malt irlandais jamais mis en bouteille</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Dec 2025 10:55:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[ludovin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Paul Carcenac Le 12 juin 2025 à 11h25 L’opportunité était trop belle de goûter à un monument de l’histoire du whiskey irlandais. Bushmills EXCLUSIF - La rédaction du Figaro a eu l’occasion de goûter un monument du whiskey irlandais proposé&#8230; à 11.500 euros. Une rareté ! Ce sont des courriels comme on en voit passer des centaines par semaine. Un &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h1><span style="font-size: 13px">Par </span><a style="font-size: 13px" href="https://www.lefigaro.fr/auteur/paul-carcenac" rel="author">Paul Carcenac</a></h1>
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<div>Le 12 juin 2025 à 11h25</div>
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<div><img alt="L’opportunité était trop belle de goûter à un monument de l’histoire du whiskey irlandais." width="3000" height="2001" />L’opportunité était trop belle de goûter à un monument de l’histoire du whiskey irlandais. Bushmills</div>
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<p>EXCLUSIF - La rédaction du Figaro a eu l’occasion de goûter un monument du whiskey irlandais proposé&#8230; à 11.500 euros. Une rareté !</p>
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<p>Ce sont des <a href="https://www.lefigaro.fr/decideurs/vie-bureau/2018/06/28/33008-20180628ARTFIG00096-ce-que-revelent-vos-courriels-sur-votre-personnalite.php" target="_blank" rel="noopener">courriels</a> comme on en voit passer des centaines par semaine. Un communiqué concis adressé à la presse : «<em>Sortie d’une bouteille exceptionnelle !»</em>. Elles le sont toutes, forcément, sous la plume de ceux dont c’est le métier de les promouvoir. Mais diantre, cet email-là était différent ! Il présentait le <em>«plus vieux </em><a href="https://avis-vin.lefigaro.fr/spiritueux/o157481-notre-selection-de-whiskeys-irlandais-pour-feter-la-saint-patrick" target="_blank" rel="noopener"><em>single malt irlandais</em></a> <em> : Bushmills 46 ans Secrets of the River Bush».</em> La photo de la bouteille attirait notre attention, avec une jolie robe qu’on devinait acajou au travers des pixels.</p>
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<p>Le métier de journaliste, a fortiori dans l’univers des spiritueux, offre parfois l’opportunité de déguster des crus qui sortent de l’ordinaire. La passion prenant le dessus, on ose alors demander : «<em>Est-il possible de déguster ce Bushmills ?</em>». Il aurait été de toute façon malhonnête d’en faire la recension sans le goûter. La réponse &#8211; positive &#8211; arrivera quelques jours plus tard. C’est une vraie opportunité en or (au sens propre). Ce whiskey embouteillé à seulement 300 exemplaires est proposé dans le commerce à&#8230; 11.500 euros !</p>
<div id="fig-a11y-skip-main-inarticle"></div>
<p>C’est la seule et unique fois qu’un journaliste français a le droit de déguster ce véritable trésor. Ce whiskey a été élaboré avec des plus fins distillats de 1978 vieillis près d’un demi-siècle dans des fûts de sherry Oloroso. C’est un hommage au temps qui passe &#8211; Bushmills est la plus ancienne distillerie encore en activité au monde -, et à la rivière Bush, qui façonne ces beaux nectars dans le comté d’Antrim, en Irlande du Nord.</p>
<h2 id="subhead-237c338f-f884-4219-8467-90e43926c3de">Record validé</h2>
<p>D’abord, consciencieusement, on s’est demandé si c’était bien le plus vieux single malt irlandais «<em>jamais mis en bouteille</em>», comme le prétend fièrement le communiqué. Il semblerait bien que oui. On a bien trouvé trace d’un Old Midleton de 50 ans d’âge (comptez 55.000 euros pour pouvoir le poser dans son armoire&#8230;), qui est bien le plus vieux whiskey irlandais. Toutefois, il ne s’agit pas d’un single malt, mais bien d’un «<em>irish pot still</em>» (pas 100% d’orge maltée). Record validé, donc.</p>
<p>Venons-en aux choses sérieuses. À ce niveau, on ne peut pas parler d’une simple dégustation. C’est une aventure papillaire. D’abord visuelle : la robe acajou de la bouteille s’éclaircit dans le verre et prend une teinte tuilée. Il y a du beau gras mais ce joyau reste fluide. Au nez, ce vieux bonhomme ne fait pas son âge. C’est fruité, c’est caramélisé&#8230; Avec des abricots secs et du miel de châtaignier qui virevoltent. Il y a aussi ces effluves de d’agrumes, de bois mouillé et presque de sauce soja.</p>
<h2 id="subhead-3ce9368f-8fdc-487f-8298-0436ca5da497">Une intense complexité</h2>
<p>En bouche, c’est une explosion de notes, d’arômes, de teintes. Elles se mélangent par dizaines. La complexité dépasse finalement toute rigueur journalistique. À quoi bon décrire la palette infinie pendant des lignes sans craindre de lasser le lecteur ? Essayons quand même de mettre quelques mots sur cette infinie profondeur : la première surprise est la rondeur de ce bijou malté. Ce whisky n’est ni agressif, ni snob, il est totalement accessible (pas au sens financier, entendons-nous bien). Il garde une vraie sucrosité : du caramel beurré, de la cannelle, des cerises bien mûres juste tombées de l’arbre, mais aussi des pêches au sirop : cette nectarine bien filandreuse noyée dans son jus concentré. Vient dans un deuxième temps ce trait de caractère plus adulte. L’âpreté d’un café noir est contrebalancée par la douceur de la noix de cajou. Et toujours du bois. Le chêne n’est pas trop présent. Juste en surplomb. Il se dit qu’il a fait du bon travail, pendant toutes ces années.</p>
<p><em>Bushmills 46 ans d’âge, 11.500 euros, 70cl, 46,3%</em></p>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Vin et dégustation : les conseils d’un chercheur pour entretenir sa mémoire olfactive</title>
		<link>http://ludovin.unblog.fr/2025/06/26/vin-et-degustation-les-conseils-dun-chercheur-pour-entretenir-sa-memoire-olfactive/</link>
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		<pubDate>Thu, 26 Jun 2025 18:00:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[ludovin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://ludovin.unblog.fr/?p=2846</guid>
		<description><![CDATA[Par Romy Ducoulombier Le 29 avril 2025 à 07h30 L’odorat est un sens qui s’exerce au quotidien et de multiples façons. AdobeStock Le sens de l’odorat joue un rôle capital dans notre quotidien, qu’il s’agisse de nos interactions sociales ou alimentaires. Le chercheur en perception olfactive Gabriel Lepousez, nous aide à comprendre son fonctionnement et à le &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Par <a href="https://www.lefigaro.fr/auteur/romy-ducoulombier-1" rel="author">Romy Ducoulombier</a></p>
<div>Le 29 avril 2025 à 07h30</div>
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<div><img alt="L’odorat est un sens qui s’exerce au quotidien et de multiples façons." width="3000" height="2001" />L’odorat est un sens qui s’exerce au quotidien et de multiples façons. AdobeStock</div>
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<p>Le sens de l’odorat joue un rôle capital dans notre quotidien, qu’il s’agisse de nos interactions sociales ou alimentaires. Le chercheur en perception olfactive Gabriel Lepousez, nous aide à comprendre son fonctionnement et à le stimuler pour développer nos compétences en dégustation</p>
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<p>Les éditions Jean Lenoir, célèbres pour leur collection de livres-objets qui permettent de s’améliorer dans le travail de la dégustation, ont lancé L’École du Nez. Le coffret de 16 arômes, assorti d’un ouvrage pédagogique et d’un protocole de rééducation olfactive, s’adresse aux personnes qui ont besoin d’exercer et de <a href="https://avis-vin.lefigaro.fr/economie-du-vin/o150707-ces-professionnels-du-vin-ayant-perdu-le-gout-et-l-odorat" target="_blank" rel="noopener">récupérer leur perception olfactive</a>.<em> «Suite à un traumatisme crânien, à une rhinite allergique, ou à une infection virale comme celle du Covid-19, de nombreuses personnes sont victimes de déficits olfactifs comme l’anosmie, la perte totale de leur odorat. Ce coffret, véritable phare dans la nuit, leur permet de reprendre contact et confiance avec le monde olfactif, un sens essentiel dans notre quotidien pour la détection des dangers, mais aussi pour notre prise alimentaire et nos interactions sociales</em>», commence <a href="https://avis-vin.lefigaro.fr/connaitre-deguster/vin-la-degustation-selon-gabriel-lepousez-neuroscientifique-a-l-institut-pasteur-20220218" target="_blank" rel="noopener">Gabriel Lepousez, le chercheur en perception olfactive</a> qui a participé à la rédaction de l’ouvrage. Que l’on souffre ou non d’anosmie, ce coffret nous rappelle l’importance de l’odorat, un sens qui s’exerce au quotidien et de multiples façons.</p>
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<p>L’odorat est un détecteur sensible qui la particularité de s’activer par le nez mais aussi par la bouche ! Par voie nasale : les molécules odorantes qui sont volatiles, vont être inspirées et amenées jusqu’au sommet de la cavité nasale, là où se trouve notre muqueuse olfactive. <em>«Et quand je mets le vin en bouche, le liquide se réchauffe, se mélange à la salive et se répand sur une large surface. Les molécules odorantes s’évaporent encore davantage, passent par l’arrière de la bouche et sont emportées par le flux d’air de l’expiration pour être acheminées au sommet de la cavité nasale</em>», précise Gabriel Lepousez.</p>
<h2 id="subhead-b1598ede-69d7-4522-8e61-af005a7d902d">L’odorat a un accès privilégié au centre des émotions</h2>
<p>En haut des fosses nasales, se trouve l’épithélium olfactif qui est couvert d’un mucus dans lequel baignent 5 à 10 millions de neurones olfactifs dotés de petits cils pourvus de capteurs. <em>«Au total, ce sont 400 capteurs différents qui nous permettent de lire le monde chimique des molécules volatiles. Les processus de codages combinatoires permettent au nez de sentir et distinguer des millions d’odeurs ! L’odorat, avec 2% de nos gènes qui lui sont dédiés, est le sens doté du plus grand nombre de capteurs»</em>, ajoute le spécialiste.</p>
<p>Une fois activé, le neurone olfactif génère un signal électrique qui est transmis au cerveau, d’abord dans le bulbe olfactif puis au cortex olfactif qui participe à identifier l’odeur. Celle-ci est-elle plaisante ou désagréable ? Puis-je la reconnaître en me connectant à l’émotion et au souvenir qu’elle va rechercher en moi ? Autant de questions qui favorisent la mémoire olfactive. <em>«L’émotion participe à graver et à rappeler des souvenirs. Comme l’odorat a un accès privilégié au centre des émotions, une odeur peut </em><a href="https://avis-vin.lefigaro.fr/connaitre-deguster/pourquoi-deguster-un-vin-avec-les-yeux-n-a-rien-de-ridicule-20250113" target="_blank" rel="noopener"><em>réactiver des souvenirs anciens liés à cette émotion</em></a> <em>. C’est pourquoi on dit que le souvenir d’une odeur est avant tout celui du contexte qui a libéré cette odeur, les odeurs n’ont d’ailleurs pas de noms propres, l’odeur porte le nom de l’objet (et du contexte) qui lui donne naissance. Lorsque l’on rééduque ou que l’on éduque son odorat, il est donc important d’aider les personnes à aller rechercher leurs souvenirs pour multiplier les chemins d’accès à la mémoire d’une odeur»</em>, précise le spécialiste.</p>
<p>C’est en s’exposant tous les jours, par le nez et par la bouche, aux odeurs, que l’on parvient à optimiser les connexions entre la muqueuse olfactive et le cerveau, et surtout à consolider sa mémoire olfactive. <em>«On a la chance de pouvoir manger trois fois par jour, c’est autant d’occasions de connecter sa mémoire sémantique à celle des odeurs. Il faut rester curieux de tout, éveiller son intérêt pour l’odeur de chaque aliment et en parler pour mettre en commun nos références. On peut aussi faire des exercices pour apprendre à distinguer les différences subtiles qui existent entre des odeurs proches, par exemple des agrumes, entre un citron vert, un combava, un pamplemousse. Il faut multiplier les expériences et enrichir sa mémoire en associant un contexte, une image, une saveur, une couleur à un nom»</em>, ajoute Gabriel Lepousez.</p>
<p>Et lorsqu’une odeur inconnue fait son entrée dans les archives olfactives ? Il est important de lui créer une case. Le spécialiste conseille de comparer cette odeur à celles qui existent déjà dans notre base de données, d’évaluer la distance ou la proximité de l’odeur inconnue avec celles-ci, et de graver dans sa mémoire le contexte dans lequel elle a surgi. La curiosité et la discipline sont en somme la clé du travail de la mémoire olfactive d’un dégustateur de vins !</p>
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		<title>«Si tu n’as pas ça, tu fermes» : comment les brasseries artisanales françaises font face à la crise de la bière</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Jun 2025 17:58:26 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Le Figaro Vin avec AFP Il y a 3 jours Frédéric Poulain produit de la bière artisanale à Montreuil, tout près de Paris. JULIEN DE ROSA / AFP À côté des grandes cuves de brassage et de fermentation de la bière, une salle de restauration a été aménagée, et même un coin concert : «Le nouvel eldorado &#8230;]]></description>
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<div>Par Le Figaro Vin avec AFP</p>
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<div><img alt="Frédéric Poulain produit de la bière artisanale à Montreuil, tout près de Paris." width="3000" height="2000" /><button type="button"></button></div>
<figcaption>Frédéric Poulain produit de la bière artisanale à Montreuil, tout près de Paris. JULIEN DE ROSA / AFP</figcaption>
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<p>À côté des grandes cuves de brassage et de fermentation de la bière, une salle de restauration a été aménagée, et même un coin concert : <em>«Le nouvel eldorado ce sont les </em><a href="https://avis-vin.lefigaro.fr/biere/o157210-notre-selection-des-meilleurs-brewpubs-a-travers-la-france" target="_blank" rel="noopener"><em>brewpubs</em></a> <em> !»</em>, assure le patron de la Brasserie Croix de Chavaux, qui voit là un modèle pour un secteur de la bière à la peine. Dans cette ancienne menuiserie de Montreuil, Frédéric Poulain, ex-graphiste et réalisateur, s’applique depuis sept ans à faire une bière locale, qu’il vend aux clients de son pub, et dans des bars, épiceries et festivals du Grand Est parisien. <em>«La vente directe nous a sauvés. Si tu n’as pas ça, tu fermes»</em>, dit-il, tandis que son brassage hebdomadaire diffuse dans le bâtiment un arôme de pâtisserie.</p>
<p>Brassant jusqu’ici la bière à flux tendus, il vient de doubler sa capacité de production de quelque 500 hectolitres. Pour faire son <em>«métier passion»</em>, garder des prix modérés et ses trois salariés, dont son expert brasseur américain, il est sur tous les fronts : banques, approvisionnements, ventes sur les marchés&#8230; Il partage l’espace avec un restaurateur, envisage de s’associer avec une autre brasserie, le financement participatif récemment lui a permis d’acheter des fûts&#8230; <em>«En fait, on survit, mais on continue»</em>, dit-il, après deux années de déficit.</p>
<h2 id="subhead-cb69e355-5b8e-4034-af67-2ef8f55d8213">Diversification : accueil, restauration&#8230;</h2>
<p>Globalement, le secteur de la bière est à la peine depuis le Covid-19, surtout pour cause d’explosion des coûts dès 2021. Alors qu’en 2015, au pic du boom de la filière, une brasserie ouvrait chaque jour en France, quelque 250 ont fermé depuis janvier 2024, selon le syndicat Brasseurs de France. Elles sont aujourd’hui environ 2.400, à 95% des TPE-PME, à côté des géants Kronenbourg ou Heineken. Déjà fragilisées par la pandémie, nombre d’entre elles ont <em>«pris de plein fouet la hausse des prix des matières premières»</em>, survenue avant même la guerre en Ukraine, explique Magali Filhue, déléguée générale de Brasseurs de France. <em>«Aujourd’hui, les brasseries qui ouvrent le font plutôt sous forme de gros pubs, se diversifiant autour de l’accueil, la restauration, les séminaires&#8230;»</em>, dit-elle.</p>
<p>À Montreuil, Frédéric Poulain ne décolère pas contre ces géants français du verre et du gaz (la bière a besoin de CO2), qui ont fait exploser leurs tarifs avant de se réjouir publiquement de faramineux <em>«dividendes versés à leurs actionnaires»</em>. <em>«Je fais une bière locale, avec de l’orge bio de la plaine de Versailles, du miel de mon associé apiculteur&#8230; mais pour le verre, je dois me fournir en Suède!»</em>, soupire-t-il.</p>
<h2 id="subhead-d3549f1a-432c-4265-814d-1743478dca56">Consommation atone</h2>
<p>À une soixantaine de kilomètres de là, à Courpalay, la Brasserie Rabourdin est plus grande. Elle a 25 ans d’activité et vend sa Briarde sur place, dans l’ancien silo à grains du village, mais aussi à de grandes enseignes. Pourtant, en 2024, elle a produit <em>«un peu moins que d’habitude»</em>, 8.000 hectolitres au lieu de 10.000, <em>«car la conjoncture de la bière n’est plus ce qu’elle était»</em>, souligne Hubert Rabourdin, également agriculteur céréalier. <em>«On est passé de la croissance à une prise en étau entre plus de charges et moins de ventes»</em>, résume-t-il. <em>«Des brasseries n’arrivent pas à se relever, elles ont des problèmes de trésorerie, et si vous ajoutez à cela la mauvaise météo de 2024&#8230;»</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En France, la consommation de bière a reculé de 3,5% en 2024, et de 7% sur deux ans, entre météo, crise du pouvoir d’achat et comportements nouveaux à l’égard de l’alcool. À 33 litres par tête, les Français restent les derniers consommateurs européens. Ce contexte ne décourage pas Kyle Nesbitt, Américain installé à Paris, passionné de bière en quête d’un local pour son futur brewpub, où il proposera des dizaines de bières de sa création et de la restauration mexicaine, la touche de son épouse franco-mexicaine. <em>«Je viens du Milwaukee où la bière est très connue. En France, il me manquait quelque chose, alors j’ai appris à brasser»</em>, dit ce graphiste, venu parfaire son savoir à la brasserie de Montreuil. Pour lui, le repli de la consommation <em>«vient notamment de la Génération Z, en réaction à l’abus d’alcool. Mais pour moi, la bière, c’est d’abord une expérience et un goût que je veux partager»</em>. Selon Brasseurs de France, la demande résiste en particulier pour les bières sans alcool, et les très houblonnées IPA (India Pale Ale)</p>
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		<title>Comment la bière trouve peu à peu sa place à la table de nos grands restaurants</title>
		<link>http://ludovin.unblog.fr/2024/08/17/comment-la-biere-trouve-peu-a-peu-sa-place-a-la-table-de-nos-grands-restaurants/</link>
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		<pubDate>Sat, 17 Aug 2024 15:57:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[ludovin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Agathe Pigneux Publié le 13/07/2024 à 12:00 Alors que l’été conquiert enfin les quatre coins de la France, la hausse des températures invite à revoir quelques accords. Pendant que certains troquent leur pull en laine contre de plus légers débardeurs, d’autres remisent le rouge pour les robes plus mordorées de la bière. Sommaire De la bière &#8230;]]></description>
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<div>Par Agathe Pigneux</div>
<div>Publié le 13/07/2024 à 12:00</div>
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<div><img alt="Bière restaurant" src="https://cache.larvf.com/data/photo/w1000_ci/6v/bie-re-restaurant.jpg" width="1000" height="563" /><button></button></p>
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<div>Alors que l’été conquiert enfin les quatre coins de la France, la hausse des températures invite à revoir quelques accords. Pendant que certains troquent leur pull en laine contre de plus légers débardeurs, d’autres remisent le rouge pour les robes plus mordorées de la bière.</div>
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<div>Sommaire</div>
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<li><a href="https://www.larvf.com/comment-la-biere-trouve-peu-a-peu-sa-place-a-la-table-de-nos-grands-restaurants,4872394.asp#1-de-la-biere-de-soif-aux-bieres-de-degustation">De la bière de soif aux bières de dégustation</a></li>
<li><a href="https://www.larvf.com/comment-la-biere-trouve-peu-a-peu-sa-place-a-la-table-de-nos-grands-restaurants,4872394.asp#2-une-complexite-au-service-d-accords-varies">Une complexité au service d’accords variés</a></li>
<li><a href="https://www.larvf.com/comment-la-biere-trouve-peu-a-peu-sa-place-a-la-table-de-nos-grands-restaurants,4872394.asp#3-la-biere-autre-joyau-de-la-bourgogne">La bière : autre joyau de la Bourgogne</a></li>
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<p>Longtemps, elle restait réservée aux fosses des concerts de rock ou aux travées des stades de foot. A la faveur d’une montée en gamme qualitative et du développement de son offre gustative – il existe aujourd’hui autant de styles de bières que d’interprétations quant aux difficultés offensives de l’équipe de France à l’Euro –, le houblon a désormais pignon sur rue, non seulement en terrasse, mais aussi à la table des plus grands restaurants. Pour cause : <a title="Quelles sont les bières préférées des Français en 2024 ?" href="https://www.larvf.com/quelles-sont-les-bieres-preferees-des-francais-en-2024,4852496.asp">devenue en 2023 la boisson préférée des Français</a> avant de céder sa place au vin rouge à quelques pourcentages près en 2024, la bière ne cesse de séduire. Le dynamisme brassicole tricolore y est assurément pour quelque chose.</p>
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<h2 id="1-de-la-biere-de-soif-aux-bieres-de-degustation">De la bière de soif aux bières de dégustation</h2>
<p>Si dans les années 1960, la quasi-totalité des bières que l’on trouve sur le marché sont de nature industrielle, les années 1990 sonne l’heure de la révolte artisanale. La tendance vient des Etats-Unis, pays qui, au terme des deux guerres mondiales, a enregistré une vague d’émigration européenne et bénéficié de l’importation d’une culture brassicole. Alors que l’abrogation de la Prohibition dans les années 30 a décuplé la soif des Américains, la mode prend. De l’autre côté de l’Atlantique, la France suit le mouvement : <a title="Bière artisanale, bière industrielle : quelles sont vraiment les différences ?" href="https://www.larvf.com/biere-artisanale-biere-industrielle-quelles-sont-vraiment-les-differences,4841853.asp">des brasseries à taille humaine se mettent à produire des bières non pasteurisées</a>, très peu filtrées et produites à partir de matières premières locales et qualitatives.</p>
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<div>Aujourd’hui, avec non moins de 2 400 brasseries artisanales présentes sur le territoire, la France a largement investi le marché de la bière de dégustation. Foin des bocks ! comme dirait Rimbaud : la complexité aromatique trace les nouvelles voies du houblon, loin des bières industrielles classiques de supermarché. Et dans le sillage de l’essor d’une éthique artisanale de la bière qui a révolutionné une offre longtemps dominée par les bières de soif trop insipides et pas assez complexes, les brasseries ont aussi ouvert la voie de l’exploration des styles et des saveurs.</div>
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<p>Cyril Hubert, biérologue qui entend redonner ses lettres de noblesse à cette boisson populaire, insiste sur l’importance de cette révolution brassicole. &laquo;&nbsp;Si la France est un des rares pays à encore définir la bière en termes de couleurs – blonde, blanche, ambrée et brune – plutôt que de styles – <a title="La bière IPA, qu'est-ce que c'est ?" href="https://www.larvf.com/la-biere-ipa-qu-est-ce-que-c-est,4779628.asp">IPA</a>, Stout, <a title="La bière pils, qu'est-ce que c'est ?" href="https://www.larvf.com/une-biere-pils-qu-est-ce-que-c-est,4840375.asp">Pils</a>, Barleywine, Sour, Witbier pour ne citer que les plus connues – la popularisation d’une culture brassicole artisanale a permis à de nombreux consommateurs de prendre conscience de la pluralité de l’offre.&nbsp;&raquo;  Celle-ci a, selon, lui beaucoup d’atouts pour séduire les œnophiles : &laquo;&nbsp;Les amateurs de vin sont souvent attachés à la notion de terroir, aux vins d’auteurs qui en exprime la singularité. Or, la bière aussi exprime la notion de terroir. Prenez une IPA anglaise et une IPA américaine. La première exprimera des notes plus terreuses, de feuilles mortes, d’écorces d’orange. La seconde sera davantage sur le résineux, les fruits exotiques.&nbsp;&raquo;</p>
<h2 id="2-une-complexite-au-service-d-accords-varies">Une complexité au service d’accords variés</h2>
<p>Et c’est bien parce que les bières d’auteurs sont de véritables produits de terroir, exprimant une diversité de territoires et de savoir-faire, qu’elles méritent toute leur place à table.<br />
&laquo;&nbsp;A mes yeux, il n’y a pas un seul met qui ne soit pas accordable à la bière. Avec ses 170 styles différents, il y a en a pour tous les plats. Les arômes torréfiés et caramélisés d’une bière d’abbaye épouseront parfaitement un bœuf bourguignon. Un tartare de poisson ira très bien avec une sour. Beaucoup de choses sont possibles.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Hélas, malgré ce potentiel, Cyril Hubert en est réduit à constater la trop faible démocratisation de ces accords houblonnés. &laquo;&nbsp;Aujourd’hui, trois obstacles freinent la mise en avant des accords mets/bières : l’étiquette qui privilégie traditionnellement les accords classiques &#8211; un rouge tannique avec une viande rouge, un blanc sec avec du poisson &#8211; la frilosité des consommateurs qui s’en tiennent à ce qu’ils connaissent et les calculs des restaurateurs. Avec une bouteille de vin, ils font entre X 3 et X 5 sur la marge. Avec la bière, il y a un plafond d’acceptabilité qui limite ces écarts. Aussi, la tendance des accords met/bières reste encore marginale, mais ça prend de plus en plus.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Pour s’en convaincre, nous sommes allés du côté de la Bourgogne, sur cette terre où pinot noir et chardonnay se disputent les faveurs d’amateurs venus de tous les continents goûter la volupté des nectars réputés les plus fins du monde.</p>
<h2 id="3-la-biere-autre-joyau-de-la-bourgogne">La bière : autre joyau de la Bourgogne</h2>
<p>Au cœur de Dijon, à quelques pas de la cathédrale Saint-Bénigne et de son architecture gothique, les maîtres à penser du Chapeau Rouge explorent toutes les richesses du patrimoine bourguignon. Institution auréolée du prestige de ses deux étoiles Michelin, l’établissement marie la tradition à l’avant-gardisme. En collaboration avec William Frachot, Maxime Brunet imagine des accords audacieux.</p>
<p>Élu meilleur jeune sommelier de France en 2013, le gardien de la carte liquide de la maison dijonnaise affirme n’avoir jamais considéré que son métier s’arrêtait au vin. &laquo;&nbsp;La bière est un monde tout aussi complexe, sinon plus. Elle offre de vraies alternatives aux trois couleurs de vin. Par ailleurs, c’est un univers moins corseté : les consommateurs ont moins de préjugés et sont plus ouverts, car délestés du poids de l’étiquette. De plus, ils sont séduits par le rapport qualité/prix. Une bière bourguignonne, ce n’est pas le même tarif qu’un côte-de-nuits. Et du fait du prestige international des vins de Bourgogne, les consommateurs qui viennent au restaurant sont aussi curieux de découvrir autre chose que du vin. C’est le paradoxe de la politique bourguignonne, qui en misant sur la rareté et l’augmentation du prix de ses vins, en accroît l’aura et la connaissance. On vend du gevrey au Mexique et donc quand un Mexicain vient en France, il peut avoir envie de découvrir autre chose. De même qu’elle est séduite par une cuisine moderne et inventive, notre clientèle apprécie les accords audacieux.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Le sommelier qui admet ne rien s’interdire, du saké au thé, en passant donc par la bière sous toutes ses formes, estime que dans le champ culinaire, la bière a ses terrains de prédilection.<br />
&laquo;&nbsp;Pour moi, la bière révèle beaucoup de son potentiel sur les accords avec le végétal et le fromage. Nous avions un plat de courgette pour lequel j’aimais proposer une association avec la cuvée La Buée de la Brasserie Vif, qui avec ses malts torréfiés, apporte quelque chose de très lumineux.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Et si à l’instar de Cyril Hubert, le sommelier est confronté à préjugés, il a trouvé la technique pour les dépasser. &laquo;&nbsp;Si le client me dit préférer du vin après que je lui ai proposé un accord met/bière, je lui offre un verre de la bière à laquelle j’avais pensé. La plupart du temps, ça fonctionne.&nbsp;&raquo; L’expérience est encore le meilleur des remèdes face à la force de l’habitude.</p>
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		<item>
		<title>La Suède, nouvelle frontière viticole</title>
		<link>http://ludovin.unblog.fr/2024/08/17/la-suede-nouvelle-frontiere-viticole/</link>
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		<pubDate>Sat, 17 Aug 2024 15:54:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[ludovin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://ludovin.unblog.fr/?p=2840</guid>
		<description><![CDATA[Par La rédaction de larvf.com, avec AFP Publié le 25/07/2024 à 15:00 A plusieurs milliers de kilomètres au nord du Bordelais ou de la Toscane, des viticulteurs pionniers développent en Suède un vin encore expérimental, convaincus du potentiel de ce &#171;&#160;nouveau terrain de jeu&#160;&#187;. Sommaire Des cépages qui supportent le froid Vente au domaine &#171;&#160;Il y a &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div>
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<div>Par La rédaction de larvf.com, avec AFP</div>
<div>Publié le 25/07/2024 à 15:00</div>
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<div><img alt="vignes Suède" src="https://cache.larvf.com/data/photo/w1000_ci/6v/vignes-sue-de.jpg" width="1000" height="500" /><button></button></p>
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<div>A plusieurs milliers de kilomètres au nord du Bordelais ou de la Toscane, des viticulteurs pionniers développent en Suède un vin encore expérimental, convaincus du potentiel de ce &laquo;&nbsp;nouveau terrain de jeu&nbsp;&raquo;.</div>
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<div>Sommaire</div>
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<li><a href="https://www.larvf.com/la-suede-nouvelle-frontiere-viticole,4872626.asp#1-des-cepages-qui-supportent-le-froid">Des cépages qui supportent le froid</a></li>
<li><a href="https://www.larvf.com/la-suede-nouvelle-frontiere-viticole,4872626.asp#2-vente-au-domaine">Vente au domaine</a></li>
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<p>&laquo;&nbsp;Il y a des millions de techniques, et je n&rsquo;ai pas de grand-père ou de grand-mère à qui demander. Nous devons nous débrouiller&nbsp;&raquo;, explique à l&rsquo;AFP Lena Magnergård, 64 ans, tout en parcourant les courtes rangées de vignes du domaine de Selaön, à une heure à l&rsquo;ouest de Stockholm.</p>
<p>Auparavant salariée dans la communication politique, elle créé ce vignoble en 2019 avec son mari agriculteur Erik Björkman, dans la ferme familiale. Il s&rsquo;agit selon elle du vignoble le plus septentrional de Suède.</p>
<p>S&rsquo;ils ont pu produire leur premier vin il y a trois ans, Mme Magnegård, sommelière de formation, admet qu&rsquo;avec leurs quelques 1.000 vignes, ils sont encore en train d&rsquo;apprendre. &laquo;&nbsp;On peut lire des livres, mais cela n&rsquo;a rien à voir avec le savoir d&rsquo;une génération&nbsp;&raquo;, dit-elle à l&rsquo;AFP, expliquant se tourner vers la France et sa tradition viticole pour son apprentissage.</p>
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<p>Selon elle, l&rsquo;émergence d&rsquo;exploitations viticoles dans le nord de l&rsquo;Europe doit beaucoup au développement de nouvelles variétés de raisin dans les années 1960 et 1970, comme le solaris, conçu pour résister aux maladies, et qu&rsquo;elle cultive dans son domaine.</p>
<h2 id="1-des-cepages-qui-supportent-le-froid">Des cépages qui supportent le froid</h2>
<p>Le solaris &laquo;&nbsp;a besoin de moins de temps entre la floraison et la récolte, et il supporte très bien le froid&nbsp;&raquo;, explique-t-elle. Une combinaison parfaitement adaptée aux pays nordiques, où les étés sont plus courts et plus froids. Plus au sud, dans la péninsule de Bjäre, le solaris domine également les 11 hectares du Thora Vingård, un vignoble créé en 2015 par un couple suédo-américain.</p>
<p>Mais le domaine abrite également des cépages populaires, comme le pinot noir, plus surprenant sous ces latitudes car il demande plus de chaleur.&nbsp;&raquo;On ne s&rsquo;attendait pas à ce qu&rsquo;il y ait autant de variétés qui prennent&nbsp;&raquo;, admet Romain Chichery, vigneron français associé depuis trois ans avec sa collègue Emma Berto.</p>
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<div>&laquo;&nbsp;Une fois qu&rsquo;on a analysé les données climatiques, on a réalisé qu&rsquo;il y avait du potentiel pour de nombreuses variétés&nbsp;&raquo;, complète-t-il. Pour cet oenologue de 27 ans, la Suède, &laquo;&nbsp;c&rsquo;est un nouveau terrain de jeu&nbsp;&raquo;.</div>
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<p>Leur surface cultivée est en développement constant et ils ont même convaincu un agriculteur voisin de planter en avril 200 pieds, en plus de son exploitation laitière. Le jeune passionné concède toutefois que &laquo;&nbsp;pour la qualité&nbsp;&raquo;, il y a &laquo;&nbsp;encore du boulot&nbsp;&raquo;. Et cela tombe bien, le terrain est vierge et le changement climatique, qui perturbe les vendanges sur les terres vinicoles traditionnelles, amène les professionnels à regarder toujours plus au nord.</p>
<p>En Suède, il n&rsquo;y a pas encore d&rsquo;appellation contrôlée et le secteur ne compte qu&rsquo;une cinquantaine de passionnés. &laquo;&nbsp;On est libre de faire ce qu&rsquo;on veut. Si je veux faire un rouge avec un petit peu de sucre résiduel, donc, un rouge un peu doux, je peux le faire&nbsp;&raquo;, explique M. Chichery. Selon l&rsquo;organisation Svenskt Vin, 200 hectares sont cultivés en Suède, soit deux fois plus qu&rsquo;il y a cinq ans, mais une goutte par rapport aux 800.000 hectares de vignobles français.</p>
<h2 id="2-vente-au-domaine"> Vente au domaine</h2>
<p>Ces chiffres n&rsquo;émeuvent pas Murre Sofrakis, 56 ans, référence de la viticulture suédoise, qui possède un vignoble de deux hectares à l&rsquo;extrême sud. &laquo;&nbsp;Il y a deux types de personnes: les entrepreneurs qui voient ici une opportunité, et les autres, pour qui c&rsquo;est un style de vie&nbsp;&raquo;, résume-t-il.</p>
<p>Pour lui, la libéralisation annoncée de la vente d&rsquo;alcool dans les domaines viticoles doit permettre au public de se familiariser avec le vin suédois. Jusqu&rsquo;à présent, les visiteurs pouvaient goûter en petite quantité mais devaient ensuite commander auprès du monopole d&rsquo;État Systembolaget.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Si le produit plait, c&rsquo;est un gros frein parce que derrière, il faut faire la démarche d&rsquo;aller sur Internet, de commander en ligne, se faire livrer, de se déplacer au magasin d&rsquo;État, de récupérer ses bouteilles et ensuite de revenir chez soi&nbsp;&raquo;, déplore Romain Chichery. Le gouvernement suédois a annoncé en juin qu&rsquo;il envisageait de rendre la vente à la propriété possible à partir de 2025, à raison d&rsquo;un maximum de trois litres de vin.</p>
<p>Pour M. Sofrakis, cela permettrait au vin suédois de &laquo;&nbsp;rivaliser à armes égales avec le reste du monde viticole, c&rsquo;est très important&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Si nous avions eu cela il y a 20 ans, la viticulture suédoise serait bien plus importante&nbsp;&raquo;, assure celui qui a commencé dès 2001, deux ans après l&rsquo;autorisation européenne de cultiver commercialement des vignes en Suède. L&rsquo;économie du vin reste embryonnaire. A Thora Vingård, Emma Berto et Romain Chichery ont produit 10.000 bouteilles l&rsquo;an dernier et tablent sur 20.000 pour le millésime 2024.</p>
<p><strong>(Avec AFP)<br />
</strong></p>
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		<title>Le Tokay de Hongrie menacé de disparition à cause du réchauffement climatique</title>
		<link>http://ludovin.unblog.fr/2024/08/17/le-tokay-de-hongrie-menace-de-disparition-a-cause-du-rechauffement-climatique/</link>
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		<pubDate>Sat, 17 Aug 2024 15:52:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[ludovin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Geoffrey Avé Publié le 09/08/2024 à 11:03 Produira-t-on encore le célèbre tokay hongrois ? Des climatologues alertent sur la possible disparition des cépages blancs dans le pays, alors que les vendanges 2024 ont débuté avec un mois d&#8217;avance. Sommaire Records de température : le Tokaj de Hongrie en sursis Sur le terrain, les vignerons s&#8217;adaptent Des vignobles en &#8230;]]></description>
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<div>Par <a href="https://www.larvf.com/geoffrey-ave,4782043.asp">Geoffrey Avé</a></div>
<div>Publié le 09/08/2024 à 11:03</div>
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<div><img alt="Tokay vin de Hongrie" src="https://cache.larvf.com/data/photo/w1000_ci/6w/tokay-vin-de-hongrie.jpg" width="1000" height="500" /><button></button></p>
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<div>Produira-t-on encore le célèbre tokay hongrois ? Des climatologues alertent sur la possible disparition des cépages blancs dans le pays, alors que les vendanges 2024 ont débuté avec un mois d&rsquo;avance.</div>
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<li><a href="https://www.larvf.com/le-tokay-de-hongrie-menace-de-disparition-a-cause-du-rechauffement-climatique,4872835.asp#1-records-de-temperature-le-tokaj-de-hongrie-en-sursis">Records de température : le Tokaj de Hongrie en sursis</a></li>
<li><a href="https://www.larvf.com/le-tokay-de-hongrie-menace-de-disparition-a-cause-du-rechauffement-climatique,4872835.asp#2-sur-le-terrain-les-vignerons-s-adaptent">Sur le terrain, les vignerons s&rsquo;adaptent</a></li>
</ul>
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<p>Des vignobles en France et dans le monde étouffent sous l&rsquo;effet du <a title="Comment le réchauffement climatique va modifier la géographie du vin" href="https://www.larvf.com/comment-le-rechauffement-climatique-va-modifier-la-geographie-du-vin,4852391.asp">réchauffement climatique</a>. Avec les années caniculaires et les sécheresses qui s&rsquo;additionnent, un problème majeur pour toutes les appellations se pose : comment continuer à produire un vin de qualité et caractéristique de son terroir, en composant avec un climat plus chaud et un matériel végétal traditionnel qui atteint parfois ses limites d&rsquo;adaptation ?</p>
<p>Ces préoccupations taraudent actuellement les viticulteurs hongrois, qui ont débuté leurs vendanges au début du mois d&rsquo;aout. &laquo;&nbsp;Nous avons au moins un mois d&rsquo;avance&nbsp;&raquo; sur la récole de certains cépages, témoigne à l&rsquo;agence <em>Reuters</em> Laszlo Kerek, vigneron implanté à Balatonlelle dans la partie ouest de la Hongrie. Une précocité qui, selon lui, est à attribuer au réchauffement du climat.</p>
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<h2 id="1-records-de-temperature-le-tokaj-de-hongrie-en-sursis">Records de température : le Tokaj de Hongrie en sursis</h2>
<p>La Hongrie a en effet subi en juillet 2024 une canicule exceptionnelle, avec les températures moyennes les plus élevées jamais enregistrées depuis le début des relevés en 1901. Interrogé, le climatologue Peter Szabo explique que les régions viticoles hongroises ont subi une augmentation de 25% des degrés-jour de croissance, une donnée qui permet de mesurer l&rsquo;accumulation de chaleur dans les vignobles jusqu&rsquo;à la maturité des raisins.</p>
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<div>&laquo;&nbsp;Nos modèles montrent que les degrés-jours de croissance vont continuer à augmenter et que le climat hongrois ne sera plus idéal pour le vin blanc&nbsp;&raquo;, prévient le scientifique. En d&rsquo;autres termes, le vin blanc de Hongrie, y compris le fameux Tokaj, le premier vin à avoir été produit à partir de raisins botrytisés près de deux siècles avant le <a title="Sauternes" href="https://www.larvf.com/sauternes,800089.asp">vin de Sauternes</a>, pourrait disparaître. Les cépages qui entrent dans sa composition, le muscat à petit grains, le furmint et l&rsquo;hárslevelu, pâtiraient trop de la chaleur.</div>
</div>
<h2 id="2-sur-le-terrain-les-vignerons-s-adaptent">Sur le terrain, les vignerons s&rsquo;adaptent</h2>
<p>Les vignerons hongrois ne se laissent cependant pas accabler par cette nouvelle. Certains pensent qu&rsquo;on peut continuer à produire du vin blanc dans le pays, en apportant quelques changements dans les décennies à venir.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Il semble que nous soyons la nouvelle région méditerranéenne&#8230; ce changement n&rsquo;est donc pas nécessairement malvenu pour la viticulture hongroise, mais nous devons nous adapter&nbsp;&raquo;, avance à <em>Reuters</em> le vigneron Peter Varga, propriétaire du Domaine Varga. Sur ces parcelles, il a déjà commencé à minimiser l&rsquo;exposition de ses grappes au soleil et s&rsquo;évertue à planter de nouvelles parcelles, exposées non pas au sud mais à l&rsquo;est. Des techniques méditerranéennes existent bel et bien pour protéger les ses vignes, comme <a title="La taille des vignes en gobelets, un effet parasol naturel" href="https://www.larvf.com/vin-vigne-viticulture-gobelets-culture-methode-description-comprendre-daniel-coulon-pratique-conseils-soleil-avantages-brulure-b,4598351.asp">la taille en gobelet</a> pratiquée notamment à Bandol (Provence) ou la limitation de l&rsquo;effeuillage.</p>
<p>Mais alors que les cépages blancs souffrent, les cépages rouges semblent apporter une réponse. L&rsquo;encépagement de la Hongrie est constitué aux deux tiers de raisins blancs, mais cette proportion pourrait être modifiée dans les années à venir. &laquo;&nbsp;Les vignerons pourraient devoir s&rsquo;adapter et passer à la production de vin rouge, qui convient mieux aux climats plus chauds&nbsp;&raquo;, conclut le climatologue Peter Szabo.</p>
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		<title>Le millésime 2024 éprouve les vignerons français</title>
		<link>http://ludovin.unblog.fr/2024/08/17/le-millesime-2024-eprouve-les-vignerons-francais/</link>
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		<pubDate>Sat, 17 Aug 2024 15:50:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[ludovin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Par La rédaction de larvf.com, avec AFP Publié le 10/08/2024 à 13:00 Gérer les dégâts de la grêle ou de la sécheresse sur le raisin, chasser un parasite dans les vignes : déjà éprouvés dans certains vignobles par les difficultés à écouler leur production, les vignerons français ont de nouveau dû composer en 2024 avec une météo capricieuse. &#8230;]]></description>
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<div>Par La rédaction de larvf.com, avec AFP</div>
<div>Publié le 10/08/2024 à 13:00</div>
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<div><img alt="vigneron dans ses vignes" src="https://cache.larvf.com/data/photo/w1000_ci/6w/vigneron-dans-ses-vignes.jpg" width="1000" height="500" /><button></button></p>
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<div>Gérer les dégâts de la grêle ou de la sécheresse sur le raisin, chasser un parasite dans les vignes : déjà éprouvés dans certains vignobles par les difficultés à écouler leur production, les vignerons français ont de nouveau dû composer en 2024 avec une météo capricieuse.</div>
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<div>Sommaire</div>
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<li><a href="https://www.larvf.com/le-millesime-2024-eprouve-les-vignerons-francais,4872842.asp#1-deux-fois-plus-de-travail">&laquo;&nbsp;Deux fois plus de travail&nbsp;&raquo;</a></li>
<li><a href="https://www.larvf.com/le-millesime-2024-eprouve-les-vignerons-francais,4872842.asp#2-cultures-ecoresponsables-plus-delicates">Cultures écoresponsables &laquo;&nbsp;plus délicates&nbsp;&raquo;</a></li>
<li><a href="https://www.larvf.com/le-millesime-2024-eprouve-les-vignerons-francais,4872842.asp#3-tout-est-en-train-de-se-dessecher">&laquo;&nbsp;Tout est en train de se dessécher&nbsp;&raquo;</a></li>
<li><a href="https://www.larvf.com/le-millesime-2024-eprouve-les-vignerons-francais,4872842.asp#4-la-vigne-les-pieds-dans-l-eau">La vigne &laquo;&nbsp;les pieds dans l&rsquo;eau&nbsp;&raquo;</a></li>
<li><a href="https://www.larvf.com/le-millesime-2024-eprouve-les-vignerons-francais,4872842.asp#5-une-floraison-chaotique">Une &laquo;&nbsp;floraison chaotique&nbsp;&raquo;</a></li>
<li><a href="https://www.larvf.com/le-millesime-2024-eprouve-les-vignerons-francais,4872842.asp#6-une-date-de-vendange-qui-revient-a-la-normale">Une date de vendange qui revient à la normale</a></li>
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<p>La propagation du mildiou, une maladie causée par un champignon et favorisée par l&rsquo;humidité, a particulièrement occupé presque tous les viticulteurs interrogés par l&rsquo;AFP. Autre particularité en 2024 : les vendanges devraient débuter plus tardivement que ces dernières années.</p>
<p>La vendange de l&rsquo;Hexagone, premier producteur mondial en 2023 devant l&rsquo;Italie et l&rsquo;Espagne, &laquo;&nbsp;est attendue en baisse dans presque tous les bassins viticoles&nbsp;&raquo;, selon les premières estimations publiées vendredi par le ministère de l&rsquo;Agriculture qui anticipe entre 40 et 43 millions d&rsquo;hectolitres.</p>
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<h2 id="1-deux-fois-plus-de-travail">&laquo;&nbsp;Deux fois plus de travail&nbsp;&raquo;</h2>
<p><a title="Comment le mildiou a envahi le monde" href="https://www.larvf.com/comment-le-mildiou-a-envahi-le-monde,4741418.asp">Le mildiou</a>, c&rsquo;est &laquo;&nbsp;deux fois plus d&rsquo;heures de travail, deux fois plus de traitements, deux fois plus de coûts, avec des équipes appelées la nuit et les week-ends&#8230;&nbsp;&raquo; explique Stéphane Gabard, président de l&rsquo;ODG Bordeaux rouge, la principale appellation du vignoble bordelais.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Depuis 2017, il n&rsquo;y pas eu une seule campagne sans aléas météorologique&#8230; La résilience, c&rsquo;est le coeur de notre métier, mais beaucoup ont jeté l&rsquo;éponge cette année&nbsp;&raquo;, raconte ce viticulteur installé à Galgon (Gironde). En crise de surproduction, le vignoble bordelais s&rsquo;est résigné à arracher une partie de ses vignes, en partie avec des compensations financières. &laquo;&nbsp;Une petite récolte permet de rééquilibrer le marché, mais une récolte trop faible&nbsp;&raquo; fait perdre des parts de marché, met en garde M. Gabard.</p>
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<h2>Cultures écoresponsables &laquo;&nbsp;plus délicates&nbsp;&raquo;</h2>
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<p>Jean-Marc Lafont, président d&rsquo;Interbeaujolais, s&rsquo;attend à une récolte disparate. &laquo;&nbsp;Nos vignobles se sont beaucoup engagés dans des cultures plus écoresponsables, ce qui rend le travail plus délicat, plus précis, et les marges de manoeuvre beaucoup plus faibles&nbsp;&raquo;, précise-t-il. &laquo;&nbsp;Quand on a une météo compliquée comme cette année, c&rsquo;est plus difficile de produire.&nbsp;&raquo;</p>
<h2 id="3-tout-est-en-train-de-se-dessecher">&laquo;&nbsp;Tout est en train de se dessécher&nbsp;&raquo;</h2>
<p>La sécheresse a encore fait des dégâts dans le Languedoc-Roussillon. &laquo;&nbsp;C&rsquo;est catastrophique, tout est en train de se dessécher&nbsp;&raquo;, déplore Etienne Laris, 50 ans, président de la coopérative Mont Tauch, dans le sud-est de l&rsquo;Aude. Il s&rsquo;attend à des rendements autour de 20 hectolitres par hectare (hl/ha), contre 35 habituellement.</p>
<p>Dans les Pyrénées-Orientales, sur les 14 hectares du domaine de Tambour où l&rsquo;irrigation est interdite, Clémentine Herre espère, elle, un &laquo;&nbsp;beau millésime&nbsp;&raquo;. Avec quelques pluies au printemps, &laquo;&nbsp;les vignes ont repris un peu de couleur, on n&rsquo;a pas une mortalité comme ces dernières années&nbsp;&raquo;, se réjouit la vigneronne.</p>
<p>Plus au nord, le gel d&rsquo;avril a fait souffrir les vignes de la vallée du Lot. Anne Swartvagher, gérante du Château Saint-Sernin, estime que 95% du domaine a été touché. &laquo;&nbsp;Si on fait entre 10 et 15 hl/ha, ce sera bien le maximum. A moins de 5 hectolitres, on ne vendangera même pas&nbsp;&raquo;, soupire-t-elle.</p>
<h2 id="4-la-vigne-les-pieds-dans-l-eau">La vigne &laquo;&nbsp;les pieds dans l&rsquo;eau&nbsp;&raquo;</h2>
<p>Dans le Val de Loire, Luc Poullain décrit une année ratée pour ses vignes du Domaine des Echardières, près du château de Chenonceau, en raison &laquo;&nbsp;d&rsquo;un printemps et d&rsquo;un été humides et d&rsquo;une attaque de mildiou ultra-précoce&nbsp;&raquo;, qui pourrait faire baisser sa production d&rsquo;environ 20%.</p>
<p>Christophe Vilain, vigneron au Loroux-Bottereau et président de la Fédération des vins de Nantes, s&rsquo;est lui retrouvé avec de la vigne &laquo;&nbsp;les pieds dans l&rsquo;eau&nbsp;&raquo;. Il prévoit une récolte de 20 à 25 hl/ha, contre 42 à 45 habituellement en moyenne. &laquo;&nbsp;On a un peu de stock, on va pouvoir alimenter les marchés, mais ça va être serré.&nbsp;&raquo;</p>
<h2 id="5-une-floraison-chaotique">Une &laquo;&nbsp;floraison chaotique&nbsp;&raquo;</h2>
<p>La production en Bourgogne avait grimpé à un record en 2023. &laquo;&nbsp;On va avoir au moins 30% de moins&nbsp;&raquo;, estime <a title="Ludivine Griveau : &quot;Les femmes peuvent mener de grandes actions dans le vin&quot;" href="https://www.larvf.com/ludivine-griveau-les-femmes-peuvent-mener-de-grandes-actions-dans-le-vin,4808304.asp">Ludivine Griveau, régisseuse des 60 hectares de vignes des Hospices de Beaune</a>. Le &laquo;&nbsp;printemps froid&nbsp;&raquo; a freiné le bon développement des grappes puis la pluie a provoqué &laquo;&nbsp;une floraison chaotique&nbsp;&raquo;, ainsi que des maladies comme le mildiou, explique-t-elle.</p>
<h2 id="6-une-date-de-vendange-qui-revient-a-la-normale">Une date de vendange qui revient à la normale</h2>
<p>À Goxwiller, dans le vignoble alsacien, Christophe Koenig a dû augmenter les traitements de bouillie bordelaise, à base de cuivre, pour combattre le parasite. Son coût de production s&rsquo;en ressent, non seulement à cause de l&rsquo;achat du fongicide, mais aussi du carburant nécessaire au tracteur qui pulvérise la solution, les pluies récurrentes obligeant à retraiter les vignes entre chaque phase de précipitations.</p>
<p>Le vigneron ne prévoit pas de démarrer les vendanges avant le 5 ou le 10 septembre pour le crémant, alors qu&rsquo;il avait pris l&rsquo;habitude de commencer fin août. &laquo;&nbsp;On revient presque sur une année normale&nbsp;&raquo;, comme avant les changements climatiques, souligne-t-il.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le vin désalcoolisé séduit peu à peu des producteurs français</title>
		<link>http://ludovin.unblog.fr/2024/07/29/le-vin-desalcoolise-seduit-peu-a-peu-des-producteurs-francais/</link>
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		<pubDate>Mon, 29 Jul 2024 13:27:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[ludovin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://ludovin.unblog.fr/?p=2834</guid>
		<description><![CDATA[Par La rédaction de larvf.com, avec AFP Publié le 22/07/2024 à 09:53 Séduits par un marché plus dynamique que celui du vin classique, des vignerons français reconnus pour leurs breuvages &#171;&#160;acceptent désormais de les désalcooliser&#160;&#187; et prennent le virage du vin sans alcool, en s&#8217;appuyant sur leur savoir-faire historique. SOMMAIRE Des vins &#171;&#160;déconstruits&#160;&#187; Si les procédés de &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div>
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<div>Par La rédaction de larvf.com, avec AFP</div>
<div>Publié le 22/07/2024 à 09:53</div>
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<div><img alt="chasselas verre de vin" src="https://cache.larvf.com/data/photo/w1000_ci/6b/chasselas-verre-de-vin.jpg" width="1000" height="500" /><button></button></p>
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<div>Séduits par un marché plus dynamique que celui du vin classique, des vignerons français reconnus pour leurs breuvages &laquo;&nbsp;acceptent désormais de les désalcooliser&nbsp;&raquo; et prennent le virage du vin sans alcool, en s&rsquo;appuyant sur leur savoir-faire historique.</div>
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<li><a href="https://www.larvf.com/le-vin-desalcoolise-seduit-peu-a-peu-des-producteurs-francais,4872549.asp#1-des-vins-deconstruits">Des vins &laquo;&nbsp;déconstruits&nbsp;&raquo;</a></li>
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<p>Si les procédés de fabrication de boissons sans alcool font régulièrement l&rsquo;objet d&rsquo;innovations, deux sont plus fréquemment utilisés dans le domaine du vin: l&rsquo;un consiste à assembler un ou plusieurs cépages, à base de moût de raisins non fermentés ; l&rsquo;autre, plus élaboré, suit le processus de fermentation d&rsquo;un vin traditionnel, suivi ensuite <a title="Vin désalcoolisé : les dessous d'un succès surprenant" href="https://www.larvf.com/vin-desalcoolise-les-dessous-d-un-succes-surprenant,4808810.asp">d&rsquo;une étape de désalcoolisation</a>.</p>
<p>C&rsquo;est cette seconde technique, plus onéreuse, car elle implique un processus supplémentaire, et donc plus chère pour le client final &#8211; de 6 euros la bouteille pour une boisson sans fermentation à 15 euros pour un vin désalcoolisé -, qui a encouragé de nombreux viticulteurs à se tourner vers le sans-alcool, comme l&rsquo;ont démontré les rencontres professionnelles sur le &laquo;&nbsp;No-Lo&nbsp;&raquo; (pour No alcohol &#8211; Low alcohol, peu ou non alcoolisé) début juillet à Lattes (Hérault).</p>
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<p>&laquo;&nbsp;Il y a ici un terroir, une belle matière. On sait faire de bons vins. C&rsquo;est, indéniablement, le point de départ d&rsquo;un bon vin sans alcool&nbsp;&raquo;, souligne Jean-Philippe Braud, fondateur de l&rsquo;entreprise Gueule de Joie, début juillet, auprès de l&rsquo;AFP. Ayant flairé la tendance, ce fils et petit-fils de &laquo;&nbsp;buveurs devenus abstinents&nbsp;&raquo; a fondé en 2018 l&rsquo;entreprise de e-commerce Gueule de joie, spécialisée dans la distribution et la valorisation des boissons sans alcool.</p>
<p>A côté des bières 0% notamment, le vin sans alcool représente désormais la moitié de son activité, avec une &laquo;&nbsp;nette accélération&nbsp;&raquo; du marché &laquo;&nbsp;depuis deux ou trois ans&nbsp;&raquo;. <a title="Domaine Lacoste" href="https://www.larvf.com/domaine-lacoste,10670,400866.asp">Château Lacoste</a> en Provence, la cave <a title="Cave de Ribeauvillé" href="https://www.larvf.com/,cave-vinicole-de-ribeauville,10439,400037.asp">Ribeauvillé</a> en Alsace, les Vignobles Raguenot en appellation blaye-côtes-de-bordeaux : la liste s&rsquo;étoffe des producteurs qui prennent ce même virage.</p>
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<div>Des vins &laquo;&nbsp;déconstruits&nbsp;&raquo;</div>
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<p>&laquo;&nbsp;On est en train de vivre une révolution&nbsp;&raquo;, observe M. Braud: &laquo;&nbsp;Des vignerons reconnus acceptent désormais de désalcooliser leurs vins, de les déconstruire. Loin du jus de raisin, ils font preuve d&rsquo;innovation&nbsp;&raquo;. Selon le cabinet américain Fact. MR, spécialisé dans les prévisions de marché, la demande mondiale de vins non alcoolisés devrait augmenter de 10% par an jusqu&rsquo;en 2033 et atteindre 5,2 milliards de dollars américains. &laquo;&nbsp;C&rsquo;est un marché de niche, en pleine construction, mais extrêmement enthousiasmant&nbsp;&raquo;, explique Geoffroy de La Besnadière, au Domaine de l&rsquo;Arjolle dans l&rsquo;Hérault, au coeur de l&rsquo;IGP côtes-de-thongue. Depuis 2019, ce domaine propose une gamme de vins et de mousseux désalcoolisés dont les chiffres de ventes se sont envolés, atteignant 100.000 bouteilles vendues en 2023 et &laquo;&nbsp;probablement le double en 2024&Prime;.</p>
<p>&laquo;&nbsp;La demande est d&rsquo;abord venue d&rsquo;un de nos clients&nbsp;&raquo;, rappelle-t-il: aujourd&rsquo;hui, &laquo;&nbsp;nous vendons 60% de nos vins désalcoolisés à l&rsquo;étranger, mais nous sommes surpris de constater que la demande en France progresse tout autant.&nbsp;&raquo; Selon ISWR, fournisseur mondial de données et d&rsquo;informations sur les boissons, la France a enregistré en 2022 la plus forte progression de nouveaux buveurs de boissons désalcoolisées parmi les pays occidentaux (+25%), majoritairement issus de la génération des &laquo;&nbsp;Millennial&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Une des entreprises françaises phares dans ce domaine, la maison Pierre Chavin, implantée dans l&rsquo;Hérault, s&rsquo;était lancée dans le vin sans alcool il y a 14 ans, impulsée par la fondatrice et dirigeante Mathilde Boulachin lorsqu&rsquo;elle était enceinte. Depuis, la progression des ventes est constante, atteignant cette année plus de deux millions de cols vendus, majoritairement à l&rsquo;étranger. Les vins<br />
sans alcool représentent 50% du chiffre d&rsquo;affaires de l&rsquo;entreprise, soit six millions d&rsquo;euros. &laquo;&nbsp;Au départ, c&rsquo;était une niche. Et d&rsquo;ici deux ans, ça aura encore augmenté&nbsp;&raquo;, assure Mme Boulachin, fervente porte-parole du &laquo;&nbsp;No Lo&nbsp;&raquo;.</p>
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<p>En France, le marché des vins sans alcool est né tardivement, freiné par une culture oenologique forte. &laquo;&nbsp;L&rsquo;export est un enjeu majeur. Là où les consommateurs ne sont pas des connaisseurs aussi aguerris qu&rsquo;en France, les vins sans alcool sont parfois un marchepied vers la gamme traditionnelle alcoolisée. Ça ouvre de nouveaux marchés&nbsp;&raquo;, constate Mathilde Boulachin, dont l&rsquo;entreprise réalise 93% de son chiffre à l&rsquo;international.</p>
<p>Pour elle, un vin sans alcool est comparable &laquo;&nbsp;à un café décaféiné&nbsp;&raquo;. Un choix qui n&rsquo;a plus rien d&rsquo;étonnant lorsqu&rsquo;il est commandé dans un bar.</p>
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