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Des fouilles archéologiques au coeur d’un vignoble

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Au coeur des vignes dans les Costières de Nîmes, se trouve un site archéologique. Déterré dans les années 2000, cet atelier de potiers est loin d’avoir livré tous ses secrets. Alors cet été, les fouilles ont repris avec une dizaine de bénévoles d’une association archéologique pour l’étude du commerce et de l’artisanat antique, basée à Montpellier.

Au début de notre ère, la basse vallée du Rhône était le premier centre de production de vin et d’amphores de la Gaule Narbonnaise. Dans ces fours gardois, jusqu’à 480 amphores sont cuites par fournée. Pour cette nouvelle campagne de fouilles, l’équipe se concentre sur les dépotoirs de l’atelier de potiers. Des centaines de bouts de céramiques gisent encore au sol. Ces débris sont des indices considérables pour les archéologues. Fabrice Bigot, chercheur au laboratoire Archéologie des Sociétés Méditerranéennes (ASM) de Montpellier, s’intéresse à la commercialisation du vin à cette époque. Selon les formes des poteries, le jeune archéologue peut déduire si les amphores étaient destinées au marché local ou à l’export, vers la Grande-Bretagne, Rome ou encore la Germanie.

« La Gauloise 1 (destinée au marché local, Ndlr) a un fond plus large et un diamètre maximum plus bas. Elle est donc beaucoup plus stable pour être posée sur les charrettes. Ce qui évite que l’amphore tombe avec les chaos de la route et étale son précieux contenu. Alors que les amphores Gauloise 4 ont un fond bien plus étroit. Elles vont être plus faciles à charger dans les cales des navires pour remonter le Rhône, la Saône et le Rhin » explique Fabrice Bigot.

Comble de l’histoire, le site archéologique se trouve au coeur d’une propriété viticole, le Mas des Tourelles. Riche de son passé, le domaine produit des cuvées spéciales de vin à la romaine, comme il y a 2000 ans.

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