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Bistrot parisien : bientôt au patrimoine de l’Unesco ?

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Paris (75) Le comptoir, le zinc, le ‘troquet du coin’… peu importe l’appellation : une association souhaite inscrire les bistrots parisiens et leurs terrasses au patrimoine immatériel de l’Unesco. Le regard du consultant Bernard Boutboul sur ce projet.


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Vidéo : Bistrot parisien : bientôt au patrimoine de l’Unesco ?

Elle s’appelle : l’Association pour l’inscription au patrimoine immatériel de l’Unesco des bistrots et des terrasses de Paris pour leur art de vivre. Créée en janvier 2018 par le Maître restaurateur Alain Fontaine, elle a pour objectif de “mettre en lumière le rôle social et culturel” des bistrots parisiens. Un dossier a déjà été déposé au ministère de la Culture en septembre dernier et une réponse est attendue pour le début 2020.

C’est une très bonne chose, commente Bernard BoutboulEt ce d’autant que la France est le seul pays au monde à avoir cette notion de ‘troquet du coin ».  Or, malheureusement, ces bistrots disparaissent les uns après les autres.”  Selon le fondateur et directeur du cabinet Gira Conseil, on comptait 500 000 cafés en France en 1900, 200 000 en 1960 et seulement 25 000 aujourd’hui.  “C’est surtout le milieu rural qui a été touché”, pousuit-il. Mais pas seulement : “Dans Paris, où il y a 12 000 restaurants, on ne recense plus que 1 000 bistrots”, ajoute-t-il.

“Un concept unique au monde”

Le bistrot parisien est un concept unique au monde : un lieu de partage, de convivialité, avec le fameux comptoir où on peut arriver seul, boire un verre, un café, discuter avec un barman…”, détaille Bernard Boutboul. Autre de ses atouts : “Avec l’hôtel, le café est l’un des rares commerces ouvert du matin au soir. C’est un établissement dans lequel on peut boire, manger, échanger, discuter tout au long de la journée. Si bien que les touristes viennent voir et tester le bistrot quand ils séjournent à Paris.”

Quant à la terrasse, le patron de Gira Conseil reconnaît son pouvoir d’attraction “même quand il n’y a pas de soleil”. Toutefois, il s’interroge sur “la nouvelle génération de bistrots en train d’arriver : ces établissements conservent le bar, mais ce n’est plus qu’un bar d’envoi. On ne peut pas s’y installer pour boire un verre ou grignoter. Il faut aller en salle. Or, le comptoir est un élément clé du bistrot. Il n’existe aucun autre commerce où l’on peut être debout pour boire.” Un bistrot sans comptoir est-il encore un bistrot ? Le débat est ouvert.

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