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Le prix plancher du Bordeaux tombe à 800 euros/tonneau

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Vendredi 09 août 2019 par Alexandre Abellan
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le manque de trésorerie pousse des producteurs girondins à se délester du poids d’une partie de leurs stocks. – crédit photo : Les raboteurs de parquet de Gustave Caillebotte (1875, musée d’Orsay).
Symbolique plus que volumique, cette nouvelle chute des valorisations conclut une campagne de transactions en vrac où l’offre bordelaise n’est pas arrivée pas à trouver de demande. Même à vil prix.

Atone, la campagne bordelaise de transactions de vins en vrac 2018-2019 s’achève sur un nouveau signal de crise commerciale. Du 22 au 26 juillet derniers, 31 contrats ont été enregistrés par le Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux (CIVB), représentant 15 340 hectolitres de Bordeaux rouge 2018 à un cours moyen de 1 294 euros le tonneau (de 900 litres, soit 144 euros/hectolitre). Mais sur le relevé du CIVB, c’est l’amplitude des prix qui ressort, allant de 800 à 1 700 € le tonneau (doit de 89 à 189 €/hl). Si de premiers prix à 1 000 € le tonneau avaient marqué les esprits en mars, leur chute à 800 € achève de les accabler, ramenant leurs souvenirs une décennie en arrière, lors de la crise des années 2008-2010.

En juillet 2019, moins de 1 000 hectolitres auraient été échangés à ce cours plancher précise un fin connaisseur de la place de Bordeaux. Analysant, sous couvert d’anonymat, que Bordeaux fait face à « un marché à quatre vitesses. Des vins bios pour des volumes très réduits à  2 000-2 200 €/tonneau, des vins médaillés entre 1 350 et 1 600 €, des [contrats] suivis entre 1 200 et 1 400 €, et le premier prix à 800-900 €… »

Caisses vides, chais pleins

Réduite en volume, cette chute en valeur symbolise la forte pression économique exercée sur les domaines ayant leurs caisses vides et leurs chais pleins avant la prochaine vendange. Le plus inquiétant reste l’absence de transactions pour le million d’hectolitres non-commercialisé cette campagne. Alors qu’il apparaît clairement que les négociants n’ont tout simplement pas besoin de Bordeaux rouge, même à vils prix, les signes de reprises espérés semblent toujours plus s’éloigner. Les observateurs craignant que la prochaine campagne de vrac soit tout aussi bloquée. L’effondrement des cours en plus.

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2 Commentaires

  1. Pierre Dupleich

    12 janvier 2020 à 18 h 33 min

    Bien écrit, bien informé, cela m’intéresse, merci

    Répondre

    • ludovin

      12 février 2020 à 12 h 21 min

      Merci Monsieur, les articles ne sont pas de moi et je ne fais que le relais d’information à travers ce blog en guise d’éveil pédagogique pour certains de mes élèves

      Répondre

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