Accueil Non classé La production de vin à la baisse en baisse en Alsace : “l’une des plus basses des cinq dernières années”

La production de vin à la baisse en baisse en Alsace : “l’une des plus basses des cinq dernières années”

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La production de vins en baisse en Alsace en 2019, selon les prévisions. / © PATRICK HERTZOG/AFP/France 3 Alsace
La production de vins en baisse en Alsace en 2019, selon les prévisions. / © PATRICK HERTZOG/AFP/France 3 Alsace

Après un millésime 2018 marqué par une récolte généreuse, le millésime 2019 sera en net retrait en Alsace avec un potentiel de récolte estimé sous le seuil du million d’hectolitre a annoncé le Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace (CIVA) mercredi 24 juillet 2019.

Par M.C avec AFP Publié le 25/07/2019 à 16:11

Non, les prévisions ne sont pas bonnes. Après un millésime 2018 que l’on retiendra pour sa récolte généreuse, le millésime 2019 devrait être en net retrait avec un potentiel de récolte estimé « sous le seuil du million d’hectolitre » avance le Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace.

« Le riesling souffre particulièrement. Les pinots blancs, auxerrois et chardonnay, s’en sortent mieux. Cette situation n’est pas pire qu’en 2016, année noire », détaille Etienne Dreyer, viticulteur à Ammerschwihr (Haut-Rhin).

Une tendance qui dépasse les frontières alsaciennes. Au niveau national, la production de vin est attendue en baisse de 6 à 13% par rapport à 2018, selon les estimations. La production 2019 devrait atteindre entre 42,8 et 46,4 millions d’hectolitre et « pourrait ainsi être l’une des plus basses des cinq dernières années, après la récolte 2017, historiquement réduite par le gel », a indiqué le ministère, se basant sur les estimations établies au 12 juillet.

La qualité à défaut de la quantité

Dans la région, la sécheresse est évidemment pointée du doigt. Le déficit généralisé de pluviométrie de ces dernières semaines se fait sentir sur l’ensemble du vignoble, à commencer par les parcelles de plaine qui commencent à présenter les symptômes du stress hydrique, notamment depuis l’épisode caniculaire inédit du mois de juin. Le millésime est aussi marqué par une fertilité plus faible pour l’ensemble des cépages Si le poids moyen des grappes est situé dans la moyenne, c’est bien le nombre de grappes par pied qui est le facteur limitant du potentiel de rendement 2019.

Heureusement, si la quantité ne sera pas au rendez-vous, la qualité devrait être l’être. « Le raisin est sain. Les grappes vont être pleines et bien sucrées » rassure Etienne Dreyer. « La situation sanitaire du vignoble a été globalement très bien maitrisée jusqu’ici, mais il convient de rester vigilant pour préserver le potentiel de production », précise toutefois le CIVA dans son communiqué.   Le risque oïdium, ou maladie du blanc, un champignon qui se manifeste par des sortes de pustules apparaissant sur les feuilles,  est relativement sérieux dans certaines zones. Un phénomène qu’il faudra surveiller de près dans les semaines à venir.

Des vendanges prévues à des dates plus habituelles

Contrairement au millésime 2018 qui avait connu les vendanges les plus précoces de tous les temps, les vendanges devraient démarrer plutôt début septembre avec le crémant d’Alsace et mi-septembre pour les vins tranquilles de l’appellation Alsace.

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