Accueil Non classé Devenez incollables sur l’histoire et l’anatomie du verre à vin

Devenez incollables sur l’histoire et l’anatomie du verre à vin

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D’où vient-il ? Depuis quand existe-t-il ? Comment est-il fait ? Voici ce que vous devez savoir sur les origines, la nature du verre à vin et le vocabulaire spécifique qui s’y rattache.

Photo Le Dauphiné Libéré

Fils du hasard, le verre s’accommode de l’air du temps, mais son but demeure la valorisation des caractères du vin.

Histoire du verre, né du sable et du feu

Pline l’Ancien raconte cette histoire des marchands phéniciens débarquant sur le bord du fleuve Bélus avec des blocs de natron – sel de carbonate cristallisé naturel qui se trouve dans les déserts –  sur lesquels ils font cuire leurs aliments. Puis, sous le feu qui a brûlé le natron et le sable s’écoule une matière visqueuse : la pâte de verre. En fait, les Égyptiens vers 1500 av. J.-C. l’utilisent déjà. Quant aux Phéniciens, vers 100 av. J.-C., en inventant la canne à souffler, ils permettent le développement de sa fabrication dans tout le monde occidental. Au IIIe siècle apparaît le verre transparent par ajout de manganèse. Vers le XVe siècle, Murano devient le grand centre verrier en produisant le cristal de Venise. La plus ancienne manufacture encore en activité y est toujours établie. Puis les Anglais, en introduisant des oxydes de plomb afin de solidifier ce cristal, s’imposent dans le verre de luxe. En France, les cristalleries de Baccarat sont fondées en 1765. Au milieu du XVIIIe siècle, les Allemands inventent les verres à la chaux de potasse, plus fins et plus faciles à graver : le verre de Bohême. L’usage des verres, coupes et flûtes se généralise au XIXe siècle. L’art du verre se met à table

Verres et révolution gastronomique

Depuis le Moyen Âge, les dîners de l’aristocratie se font à « la française », c’est-à-dire que les différents plats sont servis en même temps, et les verres placés sur des dessertes sont apportés par les domestiques. Au XIXe siècle, de nouvelles normes dites « à la russe » s’imposent. Les plats se succèdent avec un service individualisé à l’assiette et jusqu’à six verres différenciés sont face à chaque convive. Depuis cette période, un rituel complexe et stressant s’est instauré : une rampe de verres allant du verre à eau à la flûte à champagne en passant par les verres à vins blancs, les verres à vins rouges de bordeaux ou de bourgogne, jusqu’au surprenant verre alsacien type Roemer.

Anatomie du verre à vin

Un verre à vin est constitué de trois parties principales : le calice, le pied et la base.

Le calice (ou encore gobelet ou ballon) comporte différentes parties :

 Le buvant : rebord de la partie supérieure du verre sur laquelle se posent les lèvres. La finesse du buvant est un signe de qualité pour un verre à vin.

• La cheminée : partie haute du verre. Plus la cheminée est large, plus les arômes peuvent s’échapper et l’air s’y engager. Si elle est trop étroite, ils resteront emprisonnés en saturant le verre. Un compromis doit être trouvé entre le diamètre et le degré de rétrécissement pour que les arômes puissent être humés par le dégustateur.

• L’épaule : partie la plus large du calice servant de  repère pour la limite haute du niveau du vin servi.

• La paraison : fond du gobelet où repose directement le vin. Selon son diamètre, un vin bénéficiera d’une oxygénation plus ou moins rapide.

Le pied (ou tige ou jambe) relie la base au calice.

• Le bouton est la partie qui fait la jonction entre le calice et le pied.

La base (ou socle ou cuvette) est toujours plate ou conique. Afin que le verre soit stable, son diamètre varie selon la taille du calice du verre, mais aussi pour des raisons esthétiques.

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